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39 articles avec ecrivains - lecture et petites histoires

Le pouvoir oublié des mots par Lady Pénélope

Publié le par Françoise

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La galette des Rois et la fève

Publié le par Françoise

R2-D2 (Star Wars)

R2-D2 (Star Wars)

L’origine de l’Épiphanie est très ancienne, encore plus ancienne que Noël. On trouve trace de cette fête dès les années 150 en Orient.
Les chrétiens célèbraient ce jour-là la « manifestation du Christ » dans le monde, c’est-à-dire à la fois sa naissance, son baptême à l’âge adulte, et son premier miracle aux noces de Cana.
L’introduction de la fête de Noël en Occident au IVe siècle, vers 336, va changer la signification de l’épiphanie : elle devint une fête de l’adoration des mages que la tradition appellera Gaspard, Melchior et Balthazar. En Orient toutefois, le sens de l’Épiphanie ne changea pas. On y célébrait toujours le baptême du Christ.
La coutume du partage de la galette lors de la fête n’est pas chrétienne. L’origine de cette pratique est difficile à établir, mais elle n’est pas sans rappeler le festin des Saturnales romaines, qui avaient lieu elles-aussi aux alentours du solstice d’hiver. Lors de cette fête populaire, les romains fêtaient un roi de fantaisie élu par le hasard (par des dés ou des osselets)…
Lors du repas qui suivait, ils revivaient l’âge d’or, où tous les hommes étaient égaux. Ainsi, l’autorité des maîtres sur les esclaves était suspendue le temps de la fête, et ces derniers pouvaient alors être invités à table.
En France, le tirage du roi et le partage de la galette étaient commun au XIVe siècle. Cet usage s’observait même à la table des rois. Qu’ils soient « ronds comme le soleil », fourrés de frangipane ou de compote de pommes au nord de la Loire, ou briochés en forme de couronne au Sud, les gâteaux à fèves étaient alors consommés pour le plaisir.
La fève était alors une vraie fève-légume. Étant l’une des premières graines comestibles à pousser au printemps, la fève était en effet un symbole de vie.
D’après un article du Nouvel Observateur.

Le collectionneur de fèves : le fabophile.
Il existe une association française des collectionneurs de fèves de l'Epiphanie.
Dans les collections tous les thèmes sont représentés. Parfois des fèves dorées à l'or fin sont glissées dans ces délicieuses galettes !
Une fève Star Wars dans une galette, c'est possible !

La France pittoresque : Lire l'article complet ▶ http://bit.ly/yAZdDs

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Petites histoires des écrivains et de Noël

Publié le par Françoise

Petites histoires des écrivains et de Noël
Petites histoires des écrivains et de Noël
Petites histoires des écrivains et de Noël
Petites histoires des écrivains et de Noël
Petites histoires des écrivains et de Noël
Petites histoires des écrivains et de Noël

TOLKIEN - Lettres du père Noël - Plus connu pour ses travaux universitaires et pour l'invention de la Terre du Milieu, J.R.R. Tolkien est aussi un formidable auteur de contes pour enfants. Comme Bilbo le Hobbit et Roverandom, les Lettres du Père Noël ont d'abord été destinées à ses trois fils et à sa fille, auxquels, chaque année, entre 1920 et 1943, Tolkien a écrit une lettre (parfois deux) prétendument envoyée du Pôle Nord par le Père Noël ou l’Ours Polaire. Ces trente lettres (dont quinze traduites pour la première fois, dans cette édition revue et augmentée) forment un récit très prenant des aventures du Père Noël et de l'Ours du Pôle Nord, et de leurs démêlés avec les gobelins, qui plaira aux enfants, à leurs parents, et surprendra plus d’un amoureux de Tolkien.

Anne PERRY - Le spectacle de Noël (Anne Perry a écrit d'autres livres sur Noël)
Caroline, la mère de Charlotte, séjourne avec son mari Joshua Fielding et sa troupe de théâtre à Whitby, un village de pêcheurs que le comte Dracula a foulé dans le roman à succès portant son nom.
Une adaptation de ce roman est montée par Joshua et jouée, à Noël, par la fille d’un millionnaire du village, Charles Netheridge. Non seulement la première est un désastre mais l’apparition soudaine d’Anton Ballin, un étranger masqué de noir, vient donner la dimension dramatique qui manquait à la pièce. Rapidement, un sentiment de malaise naît, un meurtre est commis.

DICKENS - Le drôle de Noël de Scrooge
Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement. L'entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s'il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Danièle BOUR - Petit Ours Brun
Petit Ours Brun découvre l'excitation du matin de Noël : réveil en fanfare, découverte des cadeaux et joie familiale.
Maman Ours a acheté un sapin et sorti des boules et des guirlandes.
Petit Ours Brun va décorer le sapin de Noël!

Philippe GOOSSENS - Thierry ROBBERECHT
C’est Noël, le temps des courses en luge, des bonshommes de neige et des cadeaux. Mais pour la première fois de sa vie, il y a un petit garçon qui n’a pas envie de faire la fête. Le Père Noël part à la retraite, et c’est le grand-père de ce petit garçon qui a été choisi pour le remplacer. Qui l’emmènera faire de la luge désormais, qui l’aidera à fabriquer des bonshommes de neige ? Ce n’est pas drôle de partager son grand-père avec tous les enfants de la Terre.@2009 http://www.mijade.be/jeunesse/

COLETTE
Ce petit livre peut figurer dans une jolie liste de livres de Noël, parce que Colette a évoqué Noël et le Jour de l’An à sa manière unique, et à tout moment on peut être pris d’une envie de Colette.
Voici rassemblés ses nombreux écrits autour de Noël et du Jour de l’An, articles souvent parus dans la presse en fin d’année, ou épisodes repris dans divers ouvrages. Noëls de l’enfance, Noëls païens parce que sa mère Sido n’était pas croyante, Noëls désuets de la campagne, Noëls pittoresques ou souhaits de Jour de l’An bien troussés, à lire et à relire à l’envi !

Des centaines de livres à lire sur le thème de Noël !!

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Chansons de Noel

Publié le par Françoise

Chansons de Noel

DOUCE NUIT

Douce nuit, sainte nuit !
Dans les cieux ! L'astre luit.
Le mystère annoncé s'accomplit
Cet enfant sur la paille endormi,
C'est l'amour infini ! x2
Saint enfant, doux agneau !
Qu'il est grand ! Qu'il est beau !
Entendez résonner les pipeaux
Des bergers conduisant leurs troupeaux
Vers son humble berceau ! x2
C'est vers nous qu'il accourt,
En un don sans retour !
De ce monde ignorant de l'amour,
Où commence aujourd'hui son séjour,
Qu'il soit Roi pour toujours ! x2
Quel accueil pour un Roi !
Point d'abri, point de toit !
Dans sa crèche il grelotte de froid
O pécheur, sans attendre la croix,
Jésus souffre pour toi ! x2
Paix à tous ! Gloire au ciel !
Gloire au sein maternel,
Qui pour nous, en ce jour de Noël,
Enfanta le Sauveur éternel,
Qu'attendait Israël ! x2

MON BEAU SAPIN

Mon beau sapin, roi des forêts
Que j'aime ta verdure
Quand par l'hiver, bois et guérets
Sont dépouillés de leurs attraits
Mon beau sapin, roi des forêts
Tu gardes ta parure

Toi que Noël planta chez nous
Au saint Anniversaire
Joli sapin, comme ils sont doux,
Et tes bonbons, et tes joujoux
Toi que Noël planta chez nous
Tu répands la lumière.

Mon beau sapin, tes verts sommets
Et leur fidèle ombrage
De la foi qui ne ment jamais
De la constance et de la paix.
Mon beau sapin tes verts sommets
M'offrent la douce image.

Mon beau sapin, roi des forêts
Que j'aime ta parure
Et quand la neige blanchit tes traits
Que ta verdure disparaît
Mon beau sapin, roi des forêts
Tu brilles dans l'Azur.

VIVE LE VENT

Vive le vent, vive le vent
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts...
Oh ! Vive le temps, vive le temps
Vive le temps d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère...
Sur le long chemin
Tout blanc de neige blanche
Un vieux monsieur s'avance
Avec sa canne dans la main
Et tout là-haut le vent
Qui siffle dans les branches
Lui souffle la romance
Qu'il chantait petit enfant :
Vive le vent, vive le vent
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts...
Oh ! Vive le temps, vive le temps
Vive le temps d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère...

En savoir plus :
Cette chanson a été écrite par un américain James Pierpont. Elle a été publiée pour la première fois en 1857. C’est l’un des chants de noël les plus connus dans le monde. En anglais, cette chanson se nomme Jingle Bells (tintez
clochette).

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Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël

Publié le par Françoise

Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël
Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël
Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël
Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël
Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël
Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël
Petite histoire des boules à neige, et boules à neige de Noël

La véritable histoire des boules à neige
On pense que les boules à neige sont bien nées en France mais à Paris lors de l’exposition universelle de 1878. Le commissaire des Etats-Unis présent sur place décrit de mystérieux presse-papiers… « [fait] de verre soufflé, emplis d'eau, montrant à l'intérieur une figurine d'homme s'abritant sous un parapluie. Ces boules contiennent aussi une poudre blanche qui, en retournant le presse-papier, tombe en imitant une tempête de neige ». La boule à neige était née ! Cependant, Charles Cole, le fameux ambassadeur, ne précisa pas qui avait réalisé cet objet, le mystère planait donc sur ses origines.

En 2013, Le Radar, dont nous avons déjà parlé, affirme, après des recherches poussées, que l’inventeur en question pourrait être Pierre Boirre directeur de la verrerie et cristallerie des Lilas en banlieue parisienne qui mit au point des « globes panoramiques » dont nous n'avons pas de représentations.

Par la suite ces aventurines, comme on les appelle parfois, connurent un succès grandissant. Dès 1889 lors d’une deuxième exposition universelle à Paris des boules à neige contenant une figurine de la toute nouvelle tour Eiffel rencontrèrent un très grand succès. La boule à neige devint l’un des premiers « bibelots » vendus comme souvenirs sur les plus importants sites touristiques et de pèlerinage français et étrangers.
Kitsch ou non, les boules à neige font l'objet de collections magnifiques !

http://www.france3.fr/emissions/jour-de-brocante/les-trouvailles-d-eglantine/connaissez-vous-l-origine-des-boules-a-neige_239821

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Petite histoire de la dinde de Noël

Publié le par Françoise

Petite histoire de la dinde de Noël
Petite histoire de la dinde de Noël
Petite histoire de la dinde de Noël
Petite histoire de la dinde de Noël

Se partager une dinde farcie le soir du réveillon de Noël est une tradition incontournable. Mais d'où vient cette fameuse coutume ? On la respecte sans vraiment se poser de questions. Curieuses, on a voulu en savoir un peu plus...

La petite histoire : avant la découverte de cette volaille, aujourd'hui mythique, on mangeait de l'oie ou du poulet lors des fêtes Noël. On doit la découverte de la Dinde à Christophe Colomb, qui en 1492, lors de son arrivée en Amérique tombe sur cet oiseau inconnu jusque là.

Cette volaille aux plumes ressemblant à de la laine n'existait pas en Europe. Il ramène ensuite quelques dindes en Europe, ça sera le début d'une longue histoire... Le nom DINDE est dû au fait que les colons pensaient avoir accosté en Inde, alors qu'ils venaient de débarquer en Amérique. Ils ont tout simplement nommé cette volaille « la poule d'Inde ». Le nom de dinde a ensuite été adopté.
Pourquoi à Noël ? L'explication la plus pragmatique tient au fait qu'elle est plus grosse que le poulet et moins onéreuse que l'oie, c'est le compromis parfait. Elle permet de nourrir toute la famille autour d'une même table et d'un même plat.
Une autre explication plus poétique, dit, que cette tradition est due à l'influence de Charles Dickens et de son très populaire cantique de Noël, dans lequel il cite la Dinde de Noel. Grâce à lui elle s'impose en starlette des fêtes de fin d'année.

http://www.plurielles.fr/recettes-cuisine/actus/pourquoi-mange-t-on-de-la-dinde-a-noel-6894123-402.html

Il ne fait pas bon être une dinde en cette période de fêtes de fin d’année. Entre Thanksgiving et Noël, difficile de ne pas passer à la casserole. Car qui dit repas de Noël dit en général bonne grosse dinde aux marrons. Pourtant ça n’a pas toujours été le cas. Avant elle, c’est l’oie qui constituait le plat traditionnel à Noël. Mais avec la découverte de l’Amérique en 1492, et de la dinde par la même occasion, celle-ci devint le dindon de la farce. Importée en Europe, cette volaille aussi rare qu’exotique faisait son petit effet, et avait le profil idéal pour les grandes occasions.

Mais si la dinde s’est peu à peu taillée la part du lion au réveillon de Noël, c’est aussi pour son côté pratique. Déjà, il s’agit d’une grosse volaille parfaitement adaptée aux grandes tablées familiales, avec elle il y a de quoi nourrir quelque bouches. Mais il y a aussi une petite astuce de cuisinier(e) derrière tout ça. Contrairement au poulet et à la plupart des autres volailles, la dinde se cuit à feu doux. Cela permettait donc, autrefois, de la laisser mijoter pendant que l’on se rendait à la messe.

Le petit bonus : la dinde s’appelle ainsi car les Espagnols, croyant avoir atteint les Indes, la baptisèrent logiquement « poule d’Inde ». En fait on devrait donc manger de la « damérique » à Noël.

http://www.beekoz.fr/histoire-traditions/noel-pourquoi-manger-dinde-histoire-gastronomie-tradition/

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Petite histoire des guirlandes de Noël

Publié le par Françoise

Petite histoire des guirlandes de Noël
Petite histoire des guirlandes de Noël
Petite histoire des guirlandes de Noël

D’où vient la guirlande de Noël ?

D’Allemagne :

Une légende
Une maman qui s’affaire autour du sapin et nettoie sa maison de fond en comble. La nuit venue, des araignées qui tissent leur toile sur le roi des forêts. Le drame la veille de Noël !
Alors, pour réparer ce petit malheur, c’est le Père Noël lui-même qui transforma ces ouvrages de soie en fils dorés et argentés… Depuis, nous imitons ces fils avec des guirlandes en tous genres !

Et la guirlande lumineuse ?
Elle fut mise au point en 1882 par l’américain Edward H. Johnson, vice-président de la Edison Electric Light Company (Thomas Edison… ampoule… vous voyez ?). En ce 22 décembre, 80 ampoules éclairaient pour la première fois un sapin (le sien) dans un des rares quartiers de New York où l’électricité était déjà mise en service. Il fallu attendre 1901 pour que l’on puisse se procurer dans le commerce des guirlandes lumineuses, fabriquées… par Edison Company.

Source : http://design-produit.net/portfolio/origine-guirlande-noel/

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Petite histoire des boules de Noël

Publié le par Françoise

Petite histoire des boules de Noël
Petite histoire des boules de Noël
Petite histoire des boules de Noël
Petite histoire des boules de Noël

En 1521, la première mention écrite d'un sapin de Noël est inscrite sur un registre municipal de la ville de Sélestat, en Alsace. Depuis le XVIe siècle, les sapins de Noël étaient décorés en Allemagne avec des fleurs et des fruits, notamment des pommes.

En 1847 un souffleur de verre de Lauscha a eu l'idée, pour faire plaisir à ses enfants, d'imiter en verre les noisettes dorées que l'on avait coutume d'accrocher aux arbres pour Noël. Il venait alors de créer une tradition qui se répandra dans le monde entier et qui perdure toujours.

Selon la tradition, onze ans plus tard, en 1858, une grande sécheresse priva les Vosges du Nord et la Moselle de pommes et de fruits en général, privant les sapins de Noël de ces décorations. Un artisan verrier de Meisenthal en Moselle fabriquera à son tour des boules en verre.

Les boules de Noël en verre commenceront à se répandre en France grâce à l'usine Vergo (« ver » de verrerie et « go » de Goetzenbruck*) qui commença à les produire en grand nombre à la fin du XIXe siècle. Sa production passera de 80 000 unités dans les années 1930, à 200 000 en 1950. En 1964, Vergo arrête de souffler des boules de Noël car les usines de production automatisée permettent de produire des boules beaucoup moins chères, l'entreprise déposera le bilan en 1981. Mais la Pologne continue à manufacturer des boules de Noël décorées à la main très recherchées, elle les exporte vers les États-Unis, le Canada, les pays scandinaves, le Royaume-Uni, le Japon... Les émigrés polonais qui sont arrivés dans le Nord de la France dans les années vingt du siècle dernier et qui venaient pour un bon nombre de Westphalie ont aussi contribué à faire connaître ces objets de décoration appelés en allemand : Christbaumkugel.

* Goetzenbruck : petit village de Moselle
Source Wikipédia

La boule de Noël : une histoire bien lorraine… La légende raconte que chaque année, les sapins de Noël étaient décorés principalement avec des fruits. Mais en 1858, une importante sécheresse priva les Vosges du Nord de fruits, ce qui rendit impossible la décoration des sapins. Heureusement, un souffleur de verre de Goetzenbrück, un petit village de Moselle situé à proximité de Meisenthal, eut la brillante idée de souffler quelques boules en verre pour pallier aux difficultés imposées par le climat. La tradition est ainsi née et traversa depuis plusieurs cultures. La verrerie de Goetzenbrück, connue pour sa production de verre optique, se mit à produire des boules décoratives depuis cette année, à raison d’environ 250 000 par an, et ce jusqu’en 1964. Depuis 1998, le CIAV de Meisenthal a repris le flambeau et perpétue la tradition. Et depuis 3 ans, l’événement des « Noëls de Moselle » n’hésite pas à mettre en avant cette belle tradition. Pour découvrir le programme des festivités des Noëls de Moselle 2014, lire notre article en cliquant sur ce lien.

Article original ici : Les boules de Noël de Meisenthal se racontent… http://tout-metz.com/histoire-boules-noel-meisenthal-2014-4124.php

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Petite histoire de la bûche de Noël, plus religieuse que le sapin ?

Publié le par Françoise

Petite histoire de la bûche de Noël, plus religieuse que le sapin ?
Petite histoire de la bûche de Noël, plus religieuse que le sapin ?
Petite histoire de la bûche de Noël, plus religieuse que le sapin ?
Petite histoire de la bûche de Noël, plus religieuse que le sapin ?

J'apprends que l'origine de la bûche n'est pas une bûche "gâteau" mais bien une grosse bûche de bois destinée à réchauffer la maison.

La bûche gâteau viendra plus tard !

Toujours mon amour pour le 19ème siècle.

Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les faisaient donner. « Beaucoup de religieux et de paysans, dit Léopold Bellisle, recevaient pour leurs feux des fêtes de Noël un arbre ou une grosse bûche nommée tréfouet ». Le tréfeu, le tréfouet que l’on retrouve sous le même nom en Normandie, en Lorraine, en Bourgogne, en Berry, etc., c’est, nous apprend le commentaire du Dictionnaire de Jean de Garlande, la grosse bûche qui devait, suivant la tradition, durer pendant les trois jours de fêtes. De là, du reste, son nom : tréfeu, en latin tres foci, trois feux.

Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gîte pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit.

Qu’on se représente les immenses cheminées d’autrefois : sous leur manteau pouvait s’abriter une famille tout entière, parents, enfants, serviteurs, sans compter les chiens fidèles et les chats frileux. Une bonne vieille grand-mère contait des histoires qu’elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d’étincelles, en disant : « Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons ».

La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de notre vieille France. Voici, d’après Cornandet, le cérémonial que l’on suivait dans la plupart des familles : « Dès que la dernière heure du jour s’était fondue dans l’ombre de la nuit, tous les chrétiens avaient grand soin d’éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui brûlait dans l’église, en l’honneur de Jésus. Un prêtre bénissait les brandons que l’on allait promener dans les champs. Ces brandons portaient le seul feu qui régnait dans le village. C’était le feu bénit et régénéré qui devait jeter de jeunes étincelles sur l’âtre ranimé.

« Cependant, le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l’endroit du logis où, l’année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement ces tisons ; l’aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Pater, tandis que deux forts valets de ferme ou deux garçons apportaient la bûche nouvelle.

« Cette bûche était toujours la plus grosse qu’on pût trouver ; c’était la plus grosse partie du tronc de l’arbre, ou même la souche, on appelait cela la coque de Noël [le gâteau allongé en forme de bûche que l’on donnait aux enfants le jour de Noël portait encore au début du XXe siècle dans certaines provinces le nom de coquille ou petite bûche, en patois, le cogneu].

« On mettait le feu à cette coque et les petits enfants allaient prier dans un coin de la chambre, la face tournée contre le mur, afin, leur disait-on, que la souche leur fît des présents ; et tandis qu’ils priaient l’Enfant-Jésus de leur accorder la sagesse, on mettait au bout de la bûche des fruits confits, des noix et des bonbons. A onze heures, tous les jeux, tous les plaisirs cessaient. Dès les premiers tintements de la cloche, on se mettait en devoir d’aller à la messe, on s’y rendait en longues files avec des torches à la main. Avant et après la messe, tous les assistants chantaient des Noëls, et on revenait au logis se chauffer à la bûche et faire le réveillon dans un joyeux repas. »

Dans la Semaine religieuse du diocèse de Langres du 23 décembre 1905, un vieil auteur, Marchetti, expose le sens religieux de ces pratiques : « La bûche de Noël, dit-il, représente Jésus-Christ qui s’est comparé lui-même au bois vert. Dès lors, continue notre auteur, l’iniquité étant appelée, dans le quatrième Livre des Proverbes le vin et la boisson des impies, il semble que le vin répandu par le chef de famille sur cette bûche signifiait la multitude de nos iniquités que le Père Eternel a répandues sur son Fils dans le mystère de l’Incarnation, pour être consumées avec lui dans la charité, dont il a brûlé durant le cours de sa vie mortelle ».

Nous allons raconter ce que la bûche de Noël offrait de particulier en Berry, en Normandie, en Provence et en Bretagne.

La bûche de Noël en Berry
En Berry, elle s’appelle cosse de Naucosse signifiant souche, et Nau signifiant Noël, ce mot étant employé par nos pères dans ce sens : « Au sainct Nau chanteray / Car le jour est fériau. Nau ! Nau ! Nau ! / Car le jour est fériau » – et quelquefois tréfoué, trouffiau, trufau (trois feux). Les forces réunies de plusieurs hommes sont nécessaires pour apporter et mettre en place la cosse de Nau, car c’est ordinairement un énorme tronc d’arbre destiné à alimenter la cheminée pendant les trois jours que dure la fête de Noël. A l’époque de la féodalité, plus d’un fief a été donné, à la charge, par l’investi, de porter, tous les ans, la cosse de Nau au foyer du suzerain.

La cosse de Nau doit, autant que possible, provenir d’un chêne vierge de tout élagage et qui aura été abattu à minuit. On le dépose dans l’âtre, au moment où sonne la messe nocturne, et le chef de famille, après l’avoir aspergé d’eau bénite, y met le feu. C’est sur les deux extrémités de la bûche ainsi consacrée que les mères et surtout les aïeules se plaisent à disposer les fruits, les gâteaux et les jouets de toute espèce auxquels les enfants feront, à leur réveil, un si joyeux accueil. Comme on a fait croire à ceux qui pleuraient pour aller à la messe de minuit, qu’on les mènerait à la messe du cossin blanc – c’est-à-dire qu’on les mettrait au lit –, on ne manque jamais, le lendemain matin, de leur dire que, tandis qu’ils assistaient à cette messe mystérieuse, toutes ces belles et bonnes choses ont été déposées là, à leur intention, par le petit Naulet – le petit Jésus, Naulet, Noëlet, enfant de Noël.

On conserve ces débris de la cosse de Nau d’une année à l’autre : ils sont recueillis et mis en réserve sous le lit du maître de la maison. Toutes les fois que le tonnerre se fait entendre, on en prend un morceau que l’on jette dans la cheminée, et cela est suffisant pour protéger la famille contre le feu du temps, c’est-à-dire contre la foudre, explique Laisnel de La Salle.

« Dans quelques vieilles maisons de notre Berry, explique un chroniqueur du Cher, je cherchais à m’expliquer pourquoi l’un des deux grands chenets en fer forgé était d’une seule pièce, tandis que l’autre se démontait en deux pièces par le simple emboîtement de la branche verticale sur la branche horizontale et formait, de cette manière, un simple tréteau. Une octogénaire m’en a donné l’explication suivante : dans mon jeune temps, la veille de Noël, on choisissait pour le truffiau (tréfeu) le tronc d’un arbre assez gros pour qu’on fût obligé de le faire traîner par un cheval, et les chenets étaient ainsi faits pour pouvoir le hisser plus facilement.

« On posait l’une des extrémités sur le grand chenet et l’on faisait glisser latéralement l’autre extrémité sur le chenet démonté, à l’aide de leviers, car cette bûche atteignait très souvent deux ou trois mètres de long sur un mètre de circonférence. On se servait le plus souvent de trognards que l’on rencontre encore beaucoup dans nos haies : le bois fendu était rigoureusement exclu. La longueur de ces bûches explique la forme de ces cheminées géantes d’autrefois. »

Dans l’Orléanais, province voisine du Berry, existaient à peu près les mêmes usages. La ménagère plaçait dans le foyer, au milieu d’un épais lit de cendres, et enguirlandée de branches de bruyère ou de genièvre, la plus forte souche du bûcher. C’était ordinairement une énorme culée de chêne. Dans la Beauce et le val orléanais (rive gauche de la Loire), cette bûche se nomme, selon les localités, tréfoy, trifoué ou trifouyou.

Le moment de déposer, dans l’âtre nettoyé avec soin, la bûche traditionnelle, variait selon les pays. Ici on la plaçait aux premiers coups de la cloche annonçant l’office de la nuit ; là on attendait l’instant où la cloche sonnait la voix Dieu, c’est-à-dire l’élévation de la messe de minuit. C’était le grand-père, quelquefois le plus jeune enfant qui, après l’avoir aspergé d’eau bénite, y mettait le feu en se signant et en prononçant à haute voix : In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen !

Le tréfoué devait brûler, sans flamme, l’espace de trois jours, afin d’entretenir une constante et douce chaleur dans la chambre où se réunissaient, avant et après les offices, mais principalement avant et après la messe de minuit, tous les membres de la famille. Cependant la bûche de Noël se consumait lentement. Les fêtes terminées, on recueillait les restes du tréfoué et on les conservait d’une année à l’autre.

La bûche de Noël en Normandie
Voici en quels termes Marchangy (1782-1826) parle de cet usage en Normandie : « Le père de famille, accompagné de ses fils et de ses serviteurs, va à l’endroit du logis où, l’année précédente, à la même époque, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche de Noël. Ils rapportent solennellement ces tisons qui, dans leur temps, avaient jeté de si belles flammes à l’encontre des faces réjouies des convives. L’aïeul les pose dans ce foyer qu’ils ont connu et tout le monde se met à genou en récitant le Pater.

« Deux forts valets de ferme apportent lentement la bûche nouvelle, qui prend date, comme dans une dynastie. On dit la bûche 1re, la bûche 2e, la 20e, la 30e, ce qui signifie que le père de famille a déjà présidé une fois, deux fois, vingt fois, trente fois semblable cérémonie. La bûche nouvelle est toujours la plus grosse que le bûcheron puisse trouver dans la forêt, c’est la plus forte partie du tronc de l’arbre ou, le plus souvent, c’est la masse de ses énormes racines, qu’on appelle la souche ou la coque de Noël.

« A l’instant où l’on y met le feu, les petits enfants vont prier dans un coin de l’appartement, afin, leur dit-on, que la souche leur fasse des présents, et, tandis qu’ils prient, on met à chaque bout de cette souche des paquets d’épices, de dragées et de fruits confits ! »

Qu’on juge de l’empressement et de la joie des enfants à venir recevoir de pareils présents ! De nos jours, l’usage de la bûche de Noël tend à disparaître des pays normands. Longtemps, explique G. Dubosc dans le Journal de Rouen du 25 décembre 1898, les pauvres gens des campagnes, en attendant l’heure de la messe de minuit, ont dû se réchauffer autour de l’énorme bûche éclairant de sa lumière flamboyante la compagnie réunie sous la hotte de la cheminée. C’est assis, devant son brasier, qu’on restait jusqu’au moment où, à travers champs, on allait gagner la pauvre église où devait se célébrer la Messe des bergers.

C’est devant l’âtre rougeoyant qu’on se racontait toutes ces légendes merveilleuses de Noël, toutes ces traditions qui, contées par la voix tremblante des aïeules, se sont transmises jusqu’à nos jours : et les pierres tournantes, comme celles de Gerponville, de Saint-Arnoult, de Mallemains, qui tournent sept fois pendant la nuit de Noël ; et les trésors qui ne se découvrent que lorsqu’on sonne le premier coup de la messe nocturne ; et les feux follets qui dansent pendant la nuit sur les tombes du cimetière et bien d’autres contes fantastiques.

La bûche de Noël en Provence
Les Provençaux apportaient au foyer le joyeux cariguié, ou vieux tronc d’olivier choisi pour brûler toute la nuit ; ils s’avançaient solennellement en chantant les paroles suivantes :

Cacho fio. Cache le feu (ancien).
Bouto fio. Allume le feu (nouveau).
Dieou nous allègre. Dieu nous comble d’allégresse !

Le plus ancien de la famille arrosait alors ce bois, soit de lait, soit de miel, en souvenir de l’Eden, dont l’avènement de Jésus est venu réparer la perte, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé, lors de la première rénovation du monde. Le plus jeune enfant de la maison prononçait, à genoux, ces paroles que son père lui avait apprises : « O feu, réchauffe pendant l’hiver les pieds frileux des petits orphelins et des vieillards infirmes, répands ta clarté et ta chaleur chez les pauvres et ne dévore jamais l’étable du laboureur ni le bateau du marin. »

Cette scène si touchante de la bûche de Noël occupe toute une salle du musée d’Arles ; en voici la description : Neuf mannequins de grandeur naturelle sont groupés autour de la cheminée dans laquelle flambe la bûche de Noël. La première personne de gauche est l’aïeul, en costume du XVIIIe siècle. Il arrose, il bénit la bûche avec du vin cuit et prononce les paroles sacramentelles. Cette formule renferme tout à la fois une prière et d’heureux souhaits pour toute la famille, debout devant la table chargée des plats réglementaires.

(Dieu nous tienne en joie ; Noël arrive, tout bien arrive ! Que Dieu nous fasse la grâce de voir l’année prochaine, et si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne soyons pas moins !)

En face, assise, l’aïeule file sa quenouille. Derrière elle, le fermier, aîné des garçons, dit lou Pelot, s’appuie sur la cheminée, avant sa femme vis-à-vis. A côté du Pelot, sa jeune sœur, souriante et rêveuse ; elle s’entretient avec lou rafi (valet de ferme). Près de la table, à gauche, l’aînée des filles prépare le repas, tandis qu’au fond le guardian, armé de son trident, et le berger avec son chien, se préparent à assister au festin familial. Une jeune enfant écoute religieusement la bénédiction du grand-père (benedicioun dou cacho-fio).

Frédéric Mistral, quand il fut nominé membre de l’Académie marseillaise, en cette langue provençale si colorée, qu’il parle si bien, nous a donné, dans son discours, un tableau pittoresque de cette scène ravissante de la bûche de Noël :

« Au bon vieux temps, la veille de Noël, après le grand repas de la famille assemblée, quand la braise bénite de la bûche traditionnelle, la bûche d’olivier, blanchissait sous les cendres et que l’aïeul vidait, à l’attablée, le dernier verre de vin cuit, tout à coup, de la rue déjà dans l’ombre et déserte, on entendit monter une voix angélique, chantant par là-bas, au loin dans la nuit. »

Et le poète nous conte alors une légende charmante, celle de la Bonne Dame de Noël qui s’en va dans les rues, chantant les Noëls de Saboly à la gloire de Dieu, suivie par tout un cortège de pauvres gens, miséreux des champs et des villes, gueux de campagne, etc., accourus dans la cité en fête. « Et vite alors, tandis que la bûche s’éteignait peu à peu, lançant ses dernières étincelles, les braves gens rassemblés pour réveillonner ouvraient leurs fenêtres, et la noble chanteuse leur disait : Braves gens, le bon Dieu est né, n’oubliez pas les pauvres ! Tous descendaient alors avec des corbeilles de gâteaux et de nougats – car on aime fort le nougat dans le Midi – et ils donnaient aux pauvres le reste du festin ».

Cette description si gracieuse, si poétique, faisait primitivement partie du poème de Mireille : « Ah ! Noël, Noël, où est ta douce paix ? Où sont les visages riants des petits enfants et des jeunes filles ? Où est la main calleuse et agitée du vieillard qui fait la croix sur le saint repas ? Alors le valet qui laboure quitte le sillon de bonne heure, et servantes et bergers décampent, diligents. Le corps échappé au dur travail, ils vont à leur maisonnette de pisé, avec leurs parents, manger un cœur de céleri et poser gaiement la bûche au feu avec leurs parents.

« Du four, sur la table de peuplier, déjà le pain de Noël arrive, orné de petits houx, festonné d’enjolivures. Déjà s’allument trois chandelles neuves, claires, sacrées, et dans trois blanches écuelles germe le blé nouveau, prémice des moissons. Un noir et grand poirier sauvage chancelait de vieillesse. L’aîné de la maison vient, le coupe par le pied, à grands coups de cognée, l’ébranle et, le chargeant sur l’épaule, près de la table de Noël, il vient aux pieds de son aïeul le déposer respectueusement. Le vénérable aïeul d’aucune manière ne veut renoncer à ses vieilles modes. Il a retroussé le devant de son ample chapeau, et va, en se hâtant, chercher la bouteille. il a mis sa longue camisole de cadis blanc, et sa ceinture, et ses braies nuptiales, et ses guêtres de peau.

« Cependant, toute la famille autour de lui joyeusement s’agite... Eh bien ? posons-nous la bûche, enfants ? – Allégresse ! Oui. Promptement, tous lui répondent : Allégresse. Le vieillard s’écrie : Allégresse ! que notre Seigneur nous emplisse d’allégresse ! et si une autre année nous ne sommes pas plus, mon Dieu, ne soyons pas moins ! Et, remplissant le verre-de clarette devant la troupe souriante, il en verse trois fois sur l’arbre fruitier. Le plus jeune prend l’arbre d’un côté, le vieillard de l’autre, et sœurs et frères, entre les deux, ils lui font faire ensuite trois fois le tour des lumières et le tour de la maison.

« Et dans sa joie, le bon aïeul élève en l’air le gobelet de verre : O feu, dit-il, feu sacré, fais que nous ayons du beau temps ! Bûche bénie, allume le feu ! Aussitôt, prenant le tronc dans leurs mains brunes, ils le jettent entier dans l’âtre vaste. Vous verriez alors gâteaux à l’huile et escargots dans l’aïoli heurter dans ce beau festin vin cuit, nougat d’amandes et fruits de la vigne. D’une vertu fatidique vous verriez luire les trois chandelles, vous verriez des esprits jaillir du feu touffu, du lumignon vous verriez pencher la branche vers celui qui manquera au banquet, vous verriez la nappe rester blanche sous un charbon ardent et les chats rester muets ! »

La bûche de Noël en Bretagne
En Bretagne, la plus grande fête de l’année était la fête de Noël, et ce que nous, pauvres paysans, nous aimions le plus dans cette fête, c’était la Messe de minuit, explique Jules Simon dans une description reproduite par un grand nombre de journaux du XIXe siècle comme les Annales politiques ou la Revue française. Maigre plaisir, pour vous autres citadins qui aimez vos aises ; mais qu`était-ce pour nous, paysans, qu’une nuit blanche ? Même quand il fallait cheminer dans la boue et sous la neige, pas un vieillard, pas une femme n’hésitait.

On ne connaissait pas encore les parapluies à Saint-Jean-Brévelay, ou du moins on n’y connaissait que le nôtre, qui était un sujet d’étonnement et d’admiration. Les femmes retroussaient leurs jupes avec des épingles, mettaient un mouchoir à carreaux par-dessus leurs coiffes, et partaient bravement dans leurs sabots pour se rendre à la paroisse. Il s’agissait bien de dormir ! Personne ne l’aurait pu. Le carillon commençait dès la veille après l’Angelus du soir, et recommençait de demi-heure en demi-heure jusqu’à minuit ! Et pendant ce temps-là, pour surcroît de béatitude, les chasseurs ne cessaient pas de tirer des coups de fusil en signe d’allégresse ; mon père fournissait la poudre. C’était une détonation universelle. Les petits garçons s’en mêlaient, au risque de s’estropier, quand ils pouvaient mettre la main sur un fusil ou un pistolet.

Le presbytère était à une petite demi-lieue du bourg ; le recteur faisait la course sur son bidet, que le quinquiss (le bedeau) tenait par la bride, Une douzaine de paysans l’escortaient, en lui tirant des coups de fusil aux oreilles. Cela ne lui faisait pas peur, car c’était un vieux chouan, et il avait la mort de plus d’un bleu sur la conscience. Avec cela, bon et compatissant, et le plus pacifique des hommes, depuis qu’il portait la soutane, et que le roi était revenu.

On faisait ce soir-là de grands préparatifs à la maison. Telin-Charles et Le Halloco mesuraient le foyer et la porte de la cuisine d’un air important, comme s’ils n’en avaient pas connu les dimensions depuis bien des années. Il s’agissait d’introduire la bûche de Noël, et de la choisir aussi grande que possible. On abattait un gros arbre pour cela ; on attelait quatre bœufs, on la traînait jusqu’à Kerjau (c’était le nom de notre maison), on se mettait à huit ou dix pour la soulever, pour la porter, pour la placer ; on arrivait à grand’peine à la faire tenir au fond de l’âtre ; on l’enjolivait avec des guirlandes ; on l’assurait avec des troncs de jeunes arbres ; on plaçait dessus un gros bouquet de fleurs sauvages, ou pour mieux dire de plantes vivaces. On faisait disparaître la table du milieu ; la famille mangeait un morceau sur le pouce. Les murs étaient couverts de nappes et de draps blancs, comme pour la Fête-Dieu ; on y attachait des dessins de ma sœur Louise et de ma sœur Hermine, la bonne Vierge, l’Enfant Jésus.

Il y avait aussi des inscriptions : Et homo factus est ! On ôtait toutes les chaises pour faire de la place, nos visiteuses n’ayant pas coutume de s’asseoir autrement que sur leurs talons. Il ne restait qu’une chaise pour ma mère, et une tante Gabrielle, qu’on traitait avec déférence et qui avait quatre-vingt-six ans. C’est celle-là, mes enfants, qui savait des histoires de la Terreur ! Tout le monde en savait autour de moi, et mon père, plus que personne, s’il avait voulu parler. C’était un bleu, et son silence obstiné était peut-être conseillé par la prudence, dans un pays où il n’y avait que des chouans. L’encombrement était tel dans la cuisine, tout le monde voulant se rendre utile et apporter du genêt, des branches de sapin, des branches de houx, et le bruit était si assourdissant, à cause des clous qu’on plantait et des casseroles qu’on bousculait, et il venait un tel bruit du dehors, bruits de cloches, de coups de fusil, de chansons, de conversations et de sabots, qu’on se serait cru au moment le plus agité d’une foire.

A onze heures et demie, on entendait crier dans la rue : Naoutrou Personn ! Naoutrou Personn ! (M. le recteur, M. le recteur). On répétait ce cri dans la cuisine, et à l’instant tous les hommes en sortaient ; il ne restait que les femmes avec la famille. Il se faisait un silence profond. Le recteur arrivait, descendait de son bidet que je tenais par la bride (c’est-à-dire que j’étais censé le tenir, mais on le tenait pour moi ; il n’avait pas besoin d’être tenu, le pauvre animal). A peine descendu, M. Moizan montait les trois marches du perron, se tournait vers la foule découverte, ôtait lui-même son chapeau, et disait, après avoir fait re signe de la croix : « Angelus Domini nuntiavit Mariae ». Un millier de voix lui répondaient.

La prière finie, il entrait dans la maison, saluait mon père et ma mère avec amitié, M. Ozon, le maire, qui venait d’arriver de Pénic-Pichou, et M. Ohio, le maréchal ferrant, qui était greffier du juge de paix. M. Ozon, M. Ohio étaient les plus grands seigneurs du pays. Ils savaient lire ; ils étaient riches, surtout le premier. On offrait au recteur un verre de cidre qu’il refusait toujours. Il partait au bout de quelques minutes, escorté par M. Ozon et M. Ohio, puis, aussitôt, on se disposait à bénir la bûche de Noël. C’était l’affaire de dix minutes.

Mon père et ma mère se tenaient debout à gauche de la cheminée. Les femmes que leur importance ou leurs relations avec la famille autorisaient à pénétrer dans le sanctuaire, ce qui veut dire ici la cuisine, étaient agenouillées devant le foyer en formant un demi-cercle. Les hommes se tenaient serrés, dans le corridor, dont la porte restait ouverte, et débordaient dans la rue jusqu’au cimetière. De temps en temps, une femme, qui avait été retenue par quelques soins à donner aux enfants, fendait les rangs qui s’ouvraient devant elle, et venait s’agenouiller avec les autres. Tante Gabrielle, revêtue de sa mante, ce qui annonçait un grand tralala, était à genoux au milieu, juste en face de la bûche, ayant à côté d’elle un bénitier et une branche de buis, et elle entonnait un cantique que tout le monde répétait en chœur.

Vraiment, si j’en avais retenu les paroles, je ne manquerais pas de les consigner ici ; je les ai oubliées, je le regrette ; non pas pour vous, qui êtes trop civilisés pour vous plaire à ces souvenirs, mais pour moi. Et, après tout, je n’ai que faire de la chanson de tante Gabrielle, puisque je ne sais plus un mot de bas-breton. L’air était monotone et plaintif, comme tout ce que nous chantons chez nous à la veillée ; il y avait pourtant un crescendo, an moment ou la bénédiction allait commencer, qui me donnait ordinairement la chair de poule...

Pour la bûche gâteau : un début d'explication

Le dessert indétrônable de Noël
Difficile de savoir qui en est son véritable créateur. Pour certains ce serait un apprenti pâtissier parisien œuvrant dans une chocolaterie du quartier de Saint Germain des Prés qui en aurait eu l'idée vers 1834.

Pour d'autres, ce serait une invention lyonnaise datant des années 1860.

Enfin, le pâtissier glacier du prince Charles III de Monaco, Pierre Lacam, aurait pu être le premier en 1898.

Aujourd’hui, glacée ou pâtissière, la bûche est devenue le dessert de Noël préféré des français, déclinée selon les goûts et les régions. C’est notamment l’un des desserts traditionnels en Corse, où l’on prépare chaque année la bûche de Noël à la châtaigne.

Au cinéma, un très beau film : La bûche

Sources

Carole Chomat (www.lepetitjournal.com-Singapour) mardi 18 décembre 2012

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1781

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Petite histoire du sapin de Noël

Publié le par Françoise

Petite histoire du sapin de Noël
Petite histoire du sapin de Noël
Petite histoire du sapin de Noël
Petite histoire du sapin de Noël
Petite histoire du sapin de Noël
Petite histoire du sapin de Noël

Mon Noël à moi : enneigé ! (c'est encore raté cette année), un peu nostalgique, un peu traditionnel, un peu 19ème siècle ! La famille réunie avec les enfants autour du sapin décoré.

Peut-être serez-vous surpris si je vous dis qu’avant d’être une fête chrétienne, Noël célébrait un culte païen de la lumière commémorant la nuit la plus longue de l’année au solstice d’hiver à Rome, le 25 décembre, et en Égypte, le 6 janvier ?

Où prit racine la coutume de l’arbre de Noël ?

Les savants ne sont pas d’accord sur l’origine de l’arbre de Noël : les uns le font remonter au temps du paganisme* ; les autres lui donnent une origine gauloise ; d’autres, enfin, le font venir des plus pures traditions germaniques.

L’arbre de Noël est un petit arbuste vert, le plus ordinairement un sapin, aux branches duquel on attache les cadeaux que l’on veut distribuer aux enfants, à l’occasion de la fête. Il apparaît tout éclatant de lumières, tout chargé de jouets et de friandises. Ce sapin, qui reste vert au milieu du deuil de la nature et qui produit des fruits absolument inusités, fournit l’occasion de parler aux petits enfants du Christ qui, dans sa crèche, leur prêche la piété, l’obéissance, la pauvreté. Ils écoutent comme on écoute quand on est enfant : plus tard ils se souviendront.

(La crèche n'apparaitra qu'à la récupération par l'église de la fixation de la date de naissance de Jésus). Alors crèche ou pas crèche, à chacun de faire selon ses convictions, mais le sapin décoré me semble indispensable, ou pas !

Qui donc peut assister sans être profondément ému à cette scène ravissante d’un arbre de Noël dans nos écoles maternelles ?
Dans le Journal de Rouen du 25 décembre 1897, Georges Dubosc écrivait : « Devant les yeux émerveillés des tout petits, le verdoyant sapin, illuminé de mille petites lumières tremblotantes, se dresse tout chargé de jouets et de cadeaux qui, pendant des heures, mettent du bonheur dans les âmes de tout ce monde enfantin.

A ces joujoux d’un jour, on joint quelquefois une large distribution de bons vêtements chauds et de hardes neuves : tricots qui recouvrent les petits membres grelottants, mitaines qui préservent des engelures, foulards où s’enfouissent les petits nez rougis par la bise, bonnes galoches qui sonnent sur le pavé au moment des glissades. Et comme il n’est point de belles fêtes sans chanson, on chante quelques-uns de ces jolis noëls naïfs, sur des airs qui ont traversé les siècles et qui n’en sont pas moins une bonne et égayante musique ».

Le romancier anglais Charles Dickens décrit ainsi l’arbre de Noël : « Cet arbre, planté au milieu d’une large table ronde et s’élevant au-dessus de la tête des enfants, est magnifiquement illuminé par une multitude de petites bougies et tout garni d’objets étincelants. Il y a des poupées aux joues roses qui se cachent derrière les feuilles vertes, il y a des montres, de vraies montres, ou du moins avec des aiguilles mobiles, de ces montres qu’on peut remonter continuellement ; il y a de petites tables vernies, de petites armoires et autres meubles en miniature qui semblent préparés pour le nouveau ménage d’une fée ; il y a de petits hommes à face réjouie, beaucoup plus agréables à voir que bien des hommes réels - car si vous leur ôtiez la tête, vous les trouveriez pleins de dragées. - Il y a des violons et des tambours, des livres, des boîtes à ouvrage, des boîtes de bonbons... toutes sortes de boîtes ; il y a des toutous, des sabots, des toupies, des étuis à aiguilles, des essuie-plumes et des imitations de pommes, de poires et de noix, contenant des surprises. Bref, comme le disait tout bas devant moi un charmant enfant à un autre charmant enfant, son meilleur ami : Il y avait de tout et plus encore ! »

Comment on installait et garnissait l’arbre de Noël
Il faut choisir, dans la forêt, un beau sapin aux branches épaisses et bien vertes : on le plante dans une caisse profonde remplie de terre : les parois sont ornementées de papier multicolore ou d’andrinople. C’est, à Paris, au marché du quai aux Fleurs qu’on trouve à meilleur compte les sapins de Noël ; chaque année, les forêts de France et même de l’étranger en envoient un stock considérable.

Il est bon de placer l’arbre au tiers de la pièce où l’on doit se réunir, afin de laisser, en avant, un espace suffisant pour recevoir les invités, grands et petits. On peut établir, dans un coin de la salle, une sorte de cloison de tentures, faite avec de longs rideaux épais. Derrière cette cloison, on peut placer un piano ou un harmonium autour duquel grands frères et grandes sœurs chanteront des noëls populaires : leurs voix sembleront se perdre dans un lointain mystérieux, et parfois imiter les Anges de Bethléem, annonçant aux bergers la venue du Sauveur.

Il faut, sur le fond de verdure sombre qu’offre le sapin, placer des boules de verre ou de petits miroirs qui reflèteront, en mille facettes, la lumière des petites bougies suspendues dans l’arbre. Souvent on sème sur les branches quelques poignées de givre argenté et de neige artificielle ; on y ajoute aussi quelquefois de longs fils d’argent qu’on appelle des « cheveux d’ange ». Enfin, on accumule, avec art et bon goût, tout ce qu’on peut trouver de petits rubans, de faveurs, et on agrémente le tout de nombreuses bouffettes, de nœuds et de croisettes de bolduc rose.

Quant aux bibelots, jouets et friandises à placer sur l’arbre de Noël, on a le choix, assurément, mais il faut prévoir ce qui fera le plus grand plaisir à l’assistance : les fruits et les jouets à surprises ont toujours le plus grand succès. Les enfants préfèrent souvent les objets peu coûteux aux cadeaux de grand prix : il faut surtout savoir les enjoliver et les présenter sous les formes les plus gracieuses et les plus attrayantes : par exemple, les petits paniers et les corbeilles seront recouverts de percaline et doublés de satinette rose ou bleue ; on collera sur les panoplies des papiers de couleur, des papiers de fantaisie à dessins comiques, etc. Quelquefois, on place, au sommet de l’arbre de Noël, une étoile lumineuse étincelante de rubis et d’émeraudes, ou un ange de carton aux ailes d’or et aux mains pleines de présents.

Origine païenne. L’arbre de Noël, suivant une légende, remonterait aux peuples païens, qui célébraient, par des réjouissances, les derniers jours de l’année. Le sapin, « roi des forêts », comme disent encore certains chants populaires, recevait alors un culte idolâtrique : des sacrifices humains auraient même arrosé ses racines. Cependant, il faut observer que, parmi les nombreuses espèces d’arbres pour lesquels les anciens Germains avaient un culte, on ne vit jamais figurer le sapin. Il faut aller jusqu’à l’extrême Scandinavie où, dans les temps païens, lors des fêtes de Youl, célébrées à la fin de décembre, en l’honneur du retour de la terre vers le soleil, on plantait, devant la maison, un sapin auquel on attachait des torches et des rubans de couleur. Le christianisme aurait transformé cette coutume et l’aurait appropriée au Mystère de Noël, qui se célèbre à cette époque de l’année ; cette ancienne cérémonie serait tombée en désuétude avec le cours des siècles.

Origine gauloise. Vers 573, saint Colomban, poussé par un ordre mystérieux de Dieu, quitta l’Irlande, son pays natal, et le monastère de Bangor, où les fortes études n’empêchaient pas l’enthousiasme de se développer. Il partit pour la Gaule dont, malgré la conversion de Clovis (la cérémonie avait eu lieu le 25 décembre 496), les habitants avaient grand besoin d’être évangélisés. L’ardent missionnaire fut bien accueilli par Gontran, second fils du roi Clotaire et roi des Bourguignons.

Bientôt l’étroite enceinte du vieux château romain d’Annegray, que lui avait concédé ce prince, fut insuffisante pour ses nombreux disciples. Une portion de la nouvelle communauté dut se transporter à Luxeuil, au pied des Vosges. Un soir de Noël, saint Colomban prit avec lui quelques-uns de ses religieux et parvint avec eux, en chantant des hymnes, jusqu’au sommet de la montagne où se trouvait un antique sapin encore vénéré par quelques habitants. Les religieux accrochent à l’arbre leurs lanternes et leurs torches ; un d’eux parvient jusqu’à son faîte et y dessine une croix lumineuse. Les paysans accourent et saint Colomban leur raconte les merveilles de la nuit qui donna au monde un Sauveur.

Malgré cela, nous ne trouvons aucune trace dans nos vieux noëls normands, gascons, bourguignons ou provençaux. Dans toutes nos Pastorales, dans l’Officium pastorum, même silence au sujet du vert sapin étoilé de lumières. Ce n’était point le sapin, mais bien le chêne celtique qui était l’arbre symbolique par excellence dans les vieilles forêts druidiques de l’ancienne Gaule.

Origine allemande. C’est en Norvège et en Suède que le sapin fut d’abord adopté aux fêtes chrétiennes de Noël, avant de devenir populaire dans les contrées du nord de l’Allemagne lors de ces mêmes réjouissances vers le début du XIXe siècle. L’arbre y avait été propagé par les Suédois dès la guerre de Trente ans (1618-1648).

Mais c’est peut-être en Alsace qu’il faut chercher l’origine de l’arbre de Noël. Dans ce pays, les charmes de la poésie ont enveloppé tous les actes de la vie publique et privée. Si la tradition rapporte que dès 1521 on décorait avec des branches coupées 3 jours avant Noël, on n’avait pas encore recours au sapin entier. En 1546, la ville de Sélestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint Thomas. Cependant nous trouvons la plus ancienne mention de l’arbre de Noël comme sapin entier dans une description des usages de la ville de Strasbourg, en 1605 seulement. On y lit le passage suivant : « Pour Noël, il est d’usage, à Strasbourg, d’élever des sapins dans les maisons ; on y attache des roses en papier de diverses couleurs, des pommes, des hosties coloriées, du sucre, etc. ». La Réforme avait contribué à répandre la coutume de l’arbre de Noël, les protestants préférant le sapin aux représentations des personnages bibliques de la Nativité.

L’un des plus anciens vestiges de la coutume de l’arbre de Noël se trouve encore dans l’Essence du Catéchisme que publia en 1642-1646 le pasteur protestant Dannhauer, de Strasbourg. Il constate que depuis quelque temps, en Alsace, on suspend, à la Noël, pour la récréation des enfants, des bonbons et des jouets aux branches d’un sapin. Il déclare qu’il ignore d’où cet usage, qu’il blâme fortement, a pu tirer son origine. C’est en 1738 que Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, aurait installé un sapin de Noël dans le château de Versailles. En 1765 encore, Goethe se trouvant à Leipsig, chez un ami, en face d’un arbre de Noël, exprime la surprise que lui cause ce spectacle qu’il voyait pour la première fois.

L’arbre de Noël fut introduit à Paris, en 1840, par la princesse Hélène de Mecklembourg, duchesse d’Orléans, et favorisé plus tard par l’impératrice Eugénie. Cette même année, le prince Albert, époux de la reine Victoria, l’introduisit au palais royal de Buckingham, à Londres, et le mit en honneur dans l’aristocratie et la bourgeoisie anglaise. Cette touchante et délicieuse tradition de l’arbre de Noël, perpétuée à travers les âges, semble aujourd’hui plus vivace encore que jamais.

Mes références :

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1346
http://www.liturgiecatholique.fr/Le-25-decembre-le-passage-d-un.htmlNoël


*Paganisme est un terme générique employé depuis le VIe siècle par des chrétiens pour désigner la religion de ceux qui ne sont ni chrétiens, ni juifs, ni musulmans. Il remonte au latin paganus (païen)

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